mon ptit monde

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  • Auteur:

    olivia

14 juillet 2011

solitude

Publié par olivia dans solitude

DOUCE solitude…

Les enfants sont (encore) en colo, je suis en congé jusqu’à demain.

Hier, j’ai donc décidé que NON, je ne resterais pas enfermé entre mes 4 murs. Il faisait beau, pas trop chaud : temps idéal pour la plage. C’est vrai ça, pour une fois, c’est moi qui déciderais où j’irais, pendant combien de temps…

Ni une, ni deux; me voilà partie, juste un petit sac sur le dos.

Transport tranquille, lecture, paysages, zen…

Me voilà arrivée à Pornic, mon repaire. Ici, je suis chez moi. Je m’y sens toujours bien accueillie et en plus le soleil est de la parti! Il est presque midi, je déambule tranquillement dans les rues à la recherche d’un petit resto tranquille.

Là, j’ai trouvé une petite terrasse, vu sur le port; et m’y installe. J’ai décidé que quitte à me tuer au boulot, j’ai bien le droit d’en profiter au moins un jour! Et je ne me refuserais rien : grillade sur lit de petits légumes… Non mais! emoticone

Le couple à la table voisine est accompagné de ses 2 enfants (fille et garçon, sensiblement du même âge que les miens…. ). C’est plus fort que moi, j’écoute leur conversation! Et plus j’écoute, plus je me dis qu’Oscar aurait pu dire telle phrase ou que Sarah aurait pu dire telle autre… NON, NON, NON! Je ne vais pas commencer à rentrer là-dedans, sinon je ne vais pas m’en sortir. Pas de déprime de prévu pour aujourd’hui, un point c’est tout! Ils ne sont pas là mais ce n’est pas grave, je vais profiter au maximum des lieux.

La grillade arrive. Waouh, c’est vraiment pour moi??!! Je n’est plus l’habitude de si belles et bonnes choses!Je plonge dans mon assiette. Pas longtemps en fait, voilà une colo qui fait éruption devant la terrasse et s’arrête. Les loulous lorgnent avec envie mon plat. Un petit garçon pleure doucement qu’il veut voir sa maman. J’ai une ptite voix qui ne cesse de me répéter que je ne suis qu’à quelques kilomètres du lieu de colo de mes enfants. Mais non, je tiens bon! Je finis mon plat et sors du resto.

Sur le port, des vendeurs ambulants. J’aime m’y arrêter sans rien acheter. C’est vrai qu’ils ont des trucs sympa! Mais bon, là, j’ai rendez-vous avec la mer; un face-à-face nécessaire. Ca vous fait ça à vous aussi? Ca vous remet les idées à l’endroit, les embruns en pleine tête?

J’aime ce chemin piétonnier qui longe la mer. On s’y sent tellement loin du quotidien, c’est comme si l’on mettait tout ça entre parenthèse! Un autre ailleurs, une autre vie. Tellement occupée à m’imprégner des lieux, j’ai pris tant de temps à rejoindre la plage qu’à ce moment le charme a été rompu d’un coup. Et oui à 14h, la plage est pleine!

A perte de vue: des serviettes, des têtes, des corps pèle-mêle, 50 000 couleurs qui ne plus en harmonie avec ce que je viens de voir!En plus, histoire d’en rajouter une couche, il y a une colo de têtes blondes qui attend avec impatience l’heure de la baignade! Je me surprends à chercher MES ptites têtes blondes à moi; mais bien sûr ils ne sont pas là! Ensuite, je slalom entre les corps pour rejoindre la mer direction une crique plus tranquille. La mer est chaude et transparente, le pied!

La crique, que je convoitais, est colonisée par des couples et leurs nuées d’enfants… Mais comme j’aspire au calme et surtout à la solitude, je pousse plus loin. Mais c’est partout pareil. En désespoir de cause, je continue si loin que je me me retrouve seule, allongée sur les rochers, pieds dans l’eau. Là, je peux enfin profiter du calme et de la beauté du paysage.Je ne suis là que pour ça, en fait. Pour me confronter à l’océan. Ici, je règle les comptes avec ma vie; je mets le doigt sur tout ce qu’en temps normal, je tente d’oublier.Un peu plus tard dans l’après-midi, une dame d’une soixante d’années, est arrivée prêt de moi. Elle avait à la main un sac de supermarché en plastique et farfouillait entre les rochers à la recherche d’hypothétiques crabes ou autres crustacés. Ensuite, elle s’est assise sur les rochers. Je l’ai trouvé si désemparée et perdue…

Une conversation avec ma mère m’est revenue.Elle tentait de m’expliquer combien il est difficile d’être seule passé un certain âge. Combien les gens vous écartent. Et comment au final, on finit par vivre dans sa bulle parce que personne n’est fait plus vraiment parti…
Je regarde de nouveau cette vieille femme, elle parle toute seule…

Et j’ai eu peur, parce que je me suis dit que je finirais comme elle (et comme ma mère) , seule à chercher des crabes pendant que tout le monde vivra sa vie sans penser une seconde que je peux exister.

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