mon ptit monde

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  • Auteur:

    olivia

30 juillet 2011

Ecrire sur un blog

Publié par olivia dans ecrire sur un blog?

On me l’a demandé, je me le suis demandé:

Qu’est ce que ça apporte réellement d’écrire sur un blog?

- A ceux qui  trouveront cela impudique, je répondrais simplement que nous ne nous connaissons pas et que, quelque part, ils font le choix d’être les acteurs de cette impudeur en lisant mon blog.

-Ensuite, je pense que je ne peux apporter que ma version des choses car ce doit être différent pour chaque bloggueur.

Personnellement:

- j’y trouve un apaisement à mes souffrances, au non-dit.

- je peux me remettre en question aussi. Parfois, à force d’avoir trop gardé pour soi, on a oublié d’analyser les choses et finit par les déformer.

- En écrivant ces lignes, il m’arrive de me rendre compte que je n’avais sans doute pas bien compris certains événements de ma vie. Ca me permets de réajuster un jugement, un avis erroné.

-Mais le plus important, c’est que ça me permet de pardonner.

Et vous alors? Qu’est ce que ça vous apporte?

27 juillet 2011

La famille (partie 2)

Publié par olivia dans famille

2011:

- Céline : C’est avec ma soeur que j’ai envie de commencer. Elle a été reconnue maniaco-dépressive, il y a peu, mais ne suis aucun traitement car incompatible avec l’hépatite C qu’elle a attrapé durant ses années d’errance dans la rue. Elle passe beaucoup de temps au fond du trou et remonte parfois à la surface avec des tas d’idées pour améliorer sa vie. Mais malheureusement, rien ne se concrétise jamais car la déprime refait surface avant!Elle vit à la campagne, seule et attrape de temps à autre un homme de passage pour le jeter rapidement. Elle est triste, a l’impression de tout avoir raté dans sa vie. Pourtant elle a eu 3 enfants (de 3 pères différents!) Elle a eu Marc à l’âge de 17ans puis 3 ans plus tard, éli est né. éli est ce que l’on appelle méchamment une erreur, pour reprendre les termes de ma soeur! Elle n’a jamais cessé de lui montrer à quel point il n’était pas désiré. C’est sans doute pourquoi, il ne s’en sort pas dans la vie! Lassé des allers et venues des trop nombreux papas de substitution, à l’âge de 7ans, Marc a préféré partir vivre chez son père à lui! Ca a été le début de la fin, pour Céline. Marc étant son préféré, elle s’est sentie délaissée et s’est mise à boire  plus et à être une encore plus grande mangeuse d’hommes… 10ans après la naissance d’éli, est né Noah d’un nouveau papa encore mais qui n’a pas pu supporter lui non plus le comportement dépressif de ma soeur. Aujourd’hui, éli est en prison pour une broutille. Mais avec tout ce qu’il a vécu de tristesse et de rejet , j’arrive presque à lui trouver pleins d’excuses! Noah a préféré allé vivre chez son père. Seul Marc, s’en sort mieux. Il est en couple depuis 5ans et heureux papa.

-Colas : Depuis 5ans, il vie en couple avec une femme de 20 ans son aînée et avec leurs 2 chiens et 5 chats! Je pense qu’il n’aura jamais d’enfant. C’est un sujet qu’on évite d’aborder car ça le rend triste… Après, avoir eu peu de succès auprès de la gente féminine; Colas s’est dit qu’il n’aurait jamais droit à l’amour et a recommencé à se rabaisser. L’alcool a rempli sa vie un temps puis la mal-bouffe s’y est joint. En quelques années, il est devenu obèse. En fait, il programmait sa mort à petite dose.Lui aussi est un déprimé chronique. Mais contrairement à ma soeur, il a accepté d’être aidé par un psy et en ait ressorti plus fort. C’est sans doute pour cela qu’il a pu rencontrer et vivre avec sa chérie actuelle! Il y a 6ans, il a fait un terrible infarctus et à été sauvé in-extrémis! Ses excès en sont la cause… Aujourd’hui, il ne fait pas vraiment plus attention et se laisse porter. Mon frère me manque. Je ne le vois que rarement. Il n’y a pourtant qu’avec lui que je ressens des affinités et des points communs.

-Maman :  Maman est une femme éternellement triste et détruite. Aujourd’hui, à 69ans, ses yeux n’ont plus aucune lueur. C’est presque un supplice de lui rendre visite tant sa tristesse est palpable.Quand elle a vraiment pris conscience de ce qu’avaient vécu ses enfants;sa culpabilité a tout emporté et la tue à petit feu. C’est dur de ne pas savoir comment l’aider. Pourtant, enfant,  je l’ai tellement fait et j’ai tellement tout fait à sa place quand elle n’allait pas. J’ai tellement fait pour lui remonter le moral alors que moi-même, j’aurais eu besoin qu’elle m’aide et me sauve de mon père…Je pense que c’est pour cela que nos liens se sont déliés au fil des ans. J’en suis très triste mais j’ai appris à me protéger, chose qu’elle n’a pas su faire. Je ne veux pas être comme elle. Maman vit au bord de la mer, juste à côté de chez ma grand-mère. C’est la pire idée qu’elle ait eu! Elle est devenue un peu l’esclave de ma grand-mère et est obsédée par sa mort …

- Moi : j’ai eu la vie, plus ou moins en dents de scie, que vous pouvez lire sur ce blog et que, j’espère, vous souhaiterez continuer à lire…

 

 

 

25 juillet 2011

La famille (partie 1)

Publié par olivia dans famille

Il y a ceux qui ont une famille tout ce qu’il y a de plus simple et classique; et puis il y a les autres…

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je vais faire un « petit » état des lieux de ma famille. (bah oui, ne vous attendez pas à ce que je recommence ! Oups ; sujet houleux…). C’est ma vision des choses, que j’espère la moins déformée possible et en tout cas axée sur tout ce qu’à pu me dire ma mère et bien sûr sur mes propres souvenirs.

- Ma mère (Gisèle) s’est mariée à 23ans avec son amoureux d’enfance (waouh, le cliché!emoticone) ; Alain de son petit nom. Deux ans plus tard (1967) naissait Céline. Alain, fraîchement engagé dans l’armée, passait de moins en moins de temps à la maison et ma mère commençait à trouver que les permissions se faisaient de plus en plus rares! Le clash arriva évidemment, suivi d’une réconciliation sur l’oreiller! Mais bien sûr, ça ne tient jamais bien longtemps dans ces cas là… Entre temps, maman apprit qu’elle était de nouveau enceinte suite à ces « merveilleuses » retrouvailles. Parce que ça ne se faisait pas de quitter sa femme enceinte, à l’époque, Alain est resté; du moins pour la galerie. Parce qu’il passait plus de temps chez sa maîtresse qu’à leur maison… En 1969, Colas est né dans une famille au bord de l’éclat. Le divorce a été prononcé moins d’un après…
-Mon père : Pendant ce temps, mon père (Alain, et oui encore un!) a rencontré sa première femme avec qui il a eu rapidement un petite fille en 1970 prénommée Prisca. Leur union ne dura que 2ans. Le divorce fut prononcé aux tords de mon père en causes sa violence et son alcoolisme ravageurs!

-Leur rencontre : Ma mère , institutrice, a fait de son mieux pour élever seule ses enfants dans un minuscule T2, ne comptant évidemment pas sur une éventuelle pension alimentaire. Et elle avait raison! A cette époque, les femmes seules étaient mal vues et souvent accusées de tous les tords. Est ce pour faire arrêter ces ragots et aussi parce que ma soeur réclamait à corps et à cris un nouveau papa qui ait fait prendre cette décision à ma mère? Je n’en sais rien mais ça coïncide avec la date de rencontre entre mon père et ma mère. Et quelle rencontre!! Ils se sont rencontrés dans un ptit resto ouvrier où ma mère avait emmené les enfants pour leur faire plaisir. Ma soeur, alors âgée de 6ans, a fait maladroitement tomber sa fourchette et il a engagé la conversation là-dessus… Cliché, quand tu nous tiens!…

-(étrange) vie commune:  Ils se sont revus : 1ère erreur! Et se sont vite installés ensemble: seconde erreur. Au début, ma soeur était contente Elle pensait qu’elle allait avoir enfin le père tant attendu! Mais c’était une erreur (encore une!). Mon père était ouvrier et passionné de palet (le jeu…). Et puis voilà quoi! Il n’y a rien de plus à dire sur lui. Avec lui, pas question d’espérer avoir de grandes conversations. Sans aucune méchanceté, c’était assez « limité ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi ma mère avait pu imaginé faire sa vie avec quelqu’un comme lui! Il n’avait strictement rien à voir ensemble : pas la même éducation, famille, vie… rien! Il a vite dit à ma mère qu’il voudrait avoir un autre enfant parce que sa fille lui manquait. Sa fille a qui il n’avait jamais prit la peine de donner(et de prendre!) des nouvelles. Je suis arrivée un peu plus de 2ans après leur mariage, en 1976.

-Destruction acte 1: Mais déjà, la violence avait fait son apparition; à petites doses d’abord mais de plus en plus forte. Selon ma mère, elle ne pouvait pas partir ou du moins pas tout de suite, parce que l’homme a raison et que c’était lui qui percevait son argent à elle (et le dépensait!)… Lui, ne travaillait plus et passait ses journées au bar avant de passer à tabac femme et enfants le soir! Tout le monde craignait son retour, avait peur de mourir, aussi… Pas un bruit dans la maison : tout mot pouvait être mal interprété et mon père décrochait sa ceinture ou chaussait ses bottes à bouts pointus… Ma mère s’accrochait désespérément à ses enfants qui le lui rendaient bien. Elle a finit par demander le divorce quand un soir, devant les enfants,  il a posé,  sur la tempe de ma mère, le bout de son fusil de chasse en menaçant de la tuer. ça a été le déclic pour elle. Malheureusement, elle ne savait pas ce qui se passait dans la chambre de mon frère puis de ma soeur la nuit…

-Destruction acte 2 :  Comme un malheur n’arrive jamais seul, le divorce n’a été prononcé que 2 ans après. Mon frère, ma soeur et ma mère n’étaient plus que l’ombre d’eux même. Ils ont tout fait pour tenter de me protéger dans la mesure du possible.Il était plus que temps que ça cesse. Bien évidemment, vous l’aurez remarqué: personne n’a jamais essayé de nous aider de quelque façon que ce soit… bref! Nous nous sommes enfin retrouver dans notre chez nous, sans mon père! On aurait pu penser que tout allait s’arranger mais non, en fait, pas du tout. Chacun s’était plus ou moins enfermé dans une terrible déprime sans fond et réagissait à sa manière. Pas de psychologue à cette époque et de toute façon ma mère n’aurait jamais pu nous y emmener, faute d’argent. Elle avait tout un tas de crédits à rembourser, crédits que mon père avait fait et qu’elle devrait éponger pendant de nombreuses années encore à sa place…

Ma soeur, alors âgée de 13ans, en voulait terriblement à ma mère d’avoir l’avoir laissé, ainsi que mon frère, avec mon père. Ma mère en larmes disant qu’elle ne savait pas. Céline a commencé à avoir des copines plutôt « mal famées » au collège et à enchaîner les problèmes et actes de violence au sein de son établissement. Elle en a finalement été renvoyé quand on s’est aperçu qu’elle y consommait de la drogue… Ma mère ne s’était rendu compte de rien. Et la dégringolade ne faisait que commencer! Ma soeur est tombé progressivement dans la drogue dure et à 14ans elle s’est enfuit de la maison pour aller squatter avec ses « nouveaux amis » les appartements vides du centre ville. Nous récupérions, pour un jour ou deux , ma soeur qui arrivait la tête en sang après une énième bagarre entre zonards et les poches pleines de drogue. Mais à notre grande tristesse, elle finissait toujours par repartir.

Colas, lui, ne s’en sortait pas mieux, loin de là! Beaucoup plus introverti que Céline; il gardait pour lui sa tristesse dans l’espoir de ne pas blesser plus ma mère. Mais c’était beaucoup trop lourd à vivre d’autant qu’il s’auto-persuadait que tout était de sa faute!Dès qu’il a pu, il s’est engagé dans la marine marchande, en tant que cuisinier, parce qu’il ne supportait plus de rester ici, trop de souvenirs… Il a pu faire de magnifiques voyages aux 4 coins du monde mais il a aussi appris à boire avec ses collègues! Il s’est rendu très vite rendu compte qu’il était ainsi facile de masquer  sa tristesse. C’était tellement moins lourd à vivre qu’il s’est laissé porter. Tant et tellement, que seulement 2ans après, on peut dire qu’il était devenu alcoolique lui aussi… Il n’avait pas 18ans!

Ma mère ne s’est jamais remise des années de violences verbales et physiques passées avec mon père. J’ai découvert une maman que je ne connaissais pas. Très souvent en congés maladie pour déprime, je la voyais incapable de prendre la moindre décision, de se lever, de prendre rendez vous chez le médecin ou même remplir le frigo. A l’âge de 7ans, j’étais seule avec elle. Céline réapparaissait de moins en moins et Colas voyageait.

Moi, comparé aux autres, on peut dire que je m’en sortais plutôt bien. Enfin ça a été vrai jusqu’à mes 8ans , date à laquelle mon père s’est souvenu de moi…Maman, qui pensait bien faire, m’a envoyé le voir un week-end sur 2, comme la loi le prévoit!! Mais il n’avait pas changé, loin de là! Il s’était un peu plus encré dans les effets dévastateurs de l’alcool et ses penchants de la nuit…J’allais devoir dormir chez lui 2 soirs tous les 15jours. Chaque fois, ma mère était morte de trouille mais continuait de m’envoyer parce que je lui disais que tout se passait bien. Normal en même temps, quand on dit à une petite fille : « si tu parles de ça à maman, elle ira en prison et tu seras toute seule pour toujours! » J’y ai cru, je me suis tu. ça a duré jusqu’à mes 11ans. Je suis devenu subitement inintéressante parce que mon corps devenait celui d’une  femme…

 

Je m’arrête là. Comme vous pourrez le comprendre, j’en suis sûre; ça m’a déjà été très pénible d’écrire ces lignes…
Demain (ou plus tard), je vous raconterais ce que nous sommes venus.

23 juillet 2011

amy

Publié par olivia dans Amy

Je voulais simplement dire que j’ai une pensée très forte pour la chanteuse AMY WINEHOUSE, qui est décédée aujourd’hui.

J’ai adoré ses musiques, elles m’ont aidé à affronter des moments  difficiles de la vie.
Et je trouvais que c’était bien peu de choses que cet hommage.

 

 

19 juillet 2011

violence, stade 1 …

Publié par olivia dans violence

Les arrêts de bus, aux destinations opposées, se font face.

Il est 15h, j’attends mon bus tout en regardant à l’arrêt d’en face.

Un jeune seul dans son monde, walk-man sur les oreilles, 2 mamies qui discutent et à l’extrémité de l’arrêt de bus :un couple d’une vingtaine d’années.
J’aime regarder les gens, comment ils vivent… Nous sommes tellement tous différent!

Mais bien malgré moi, mes yeux repartent toujours vers le couple. J’ai comme un signal d’alarme qui se met en branle dans ma tête.

Je vois la jeune fille qui ne veux pas regarder son ami et se fait de plus en plus petite dans l’espoir que personne ne remarque quelque chose. Peine perdue, je connais cette attitude! Elle me rappelle tant de souffrances que je ne peux baisser les yeux.Je me vois en elle et en même temps, je voudrais l’aider, lui faire profiter de mon expérience.

Pendant ce temps, son « ami » s’énerve de plus en plus qu’elle se permette cet affront de ne pas le regarder! La tension monte franchement. Je peux sentir à quel point la conversation s’enflamme. Une conversation en solo puisque la malheureuse n’ose visiblement pas ouvrir la bouche.
Jusque là, les mots sont emportés par le flot incessant de voitures et c’est tant mieux car je les supposent méchants et violents.

Sans doute, le mot de trop prononcé, et la jeune fille laisse échapper quelques mots à son tour. Bien mal lui en a pris! Subitement, comme si tout s’était arrêté autour, je l’entends , lui, lui hurler dessus:

Qui t’a permis de me répondre, connasse??emoticone

Pousse toi de là; tu te mets en retrait de moi pas face à moi! t’as compris? Ma femme elle se mets derrière, c’est ta place; compris?Allez dégage.. emoticone

La jeune fille a eu la mauvaise idée de lui chuchoter quelque chose que je n’ai pas entendu. Mais le gars est devenu rouge de colère. J’ai eu peur tout à coup de l’éminence de coups.
Et j’avais raison. Il a levé la baguette de pain qu’il avait en main et lui en a balancé 2 énormes coups sur l’oreille. Ce n’est pas grand chose, me direz vous? Et bien si c’est déjà le début de la fin!

La jeune fille avait déjà repris une attitude des plus banales, ni vu , ni connu…
Et moi, je suis montée dans mon bus et je l’ai laissé à son malheur…

16 juillet 2011

guide Michelin

Publié par olivia dans guide Michelin

Mes enfants sont rentrés de colo

tout joyeux et plein de coups de soleil!

Ca fait chaud au coeur de les voir ainsi .

J’ai eu droit au récit des vacances en long et en travers.
Je ne vous écris pas ce qu’ils ont dit de trop mignon, je le garde pour moi.
Mais je vous livre là un commentaire d’Oscar sur le camping 4 étoiles où il a séjourné :

« Le seul truc moins positif, c’était la nourriture.

Alors , je crois que je vais leur retirer une étoile, quand même!« 

14 juillet 2011

solitude

Publié par olivia dans solitude

DOUCE solitude…

Les enfants sont (encore) en colo, je suis en congé jusqu’à demain.

Hier, j’ai donc décidé que NON, je ne resterais pas enfermé entre mes 4 murs. Il faisait beau, pas trop chaud : temps idéal pour la plage. C’est vrai ça, pour une fois, c’est moi qui déciderais où j’irais, pendant combien de temps…

Ni une, ni deux; me voilà partie, juste un petit sac sur le dos.

Transport tranquille, lecture, paysages, zen…

Me voilà arrivée à Pornic, mon repaire. Ici, je suis chez moi. Je m’y sens toujours bien accueillie et en plus le soleil est de la parti! Il est presque midi, je déambule tranquillement dans les rues à la recherche d’un petit resto tranquille.

Là, j’ai trouvé une petite terrasse, vu sur le port; et m’y installe. J’ai décidé que quitte à me tuer au boulot, j’ai bien le droit d’en profiter au moins un jour! Et je ne me refuserais rien : grillade sur lit de petits légumes… Non mais! emoticone

Le couple à la table voisine est accompagné de ses 2 enfants (fille et garçon, sensiblement du même âge que les miens…. ). C’est plus fort que moi, j’écoute leur conversation! Et plus j’écoute, plus je me dis qu’Oscar aurait pu dire telle phrase ou que Sarah aurait pu dire telle autre… NON, NON, NON! Je ne vais pas commencer à rentrer là-dedans, sinon je ne vais pas m’en sortir. Pas de déprime de prévu pour aujourd’hui, un point c’est tout! Ils ne sont pas là mais ce n’est pas grave, je vais profiter au maximum des lieux.

La grillade arrive. Waouh, c’est vraiment pour moi??!! Je n’est plus l’habitude de si belles et bonnes choses!Je plonge dans mon assiette. Pas longtemps en fait, voilà une colo qui fait éruption devant la terrasse et s’arrête. Les loulous lorgnent avec envie mon plat. Un petit garçon pleure doucement qu’il veut voir sa maman. J’ai une ptite voix qui ne cesse de me répéter que je ne suis qu’à quelques kilomètres du lieu de colo de mes enfants. Mais non, je tiens bon! Je finis mon plat et sors du resto.

Sur le port, des vendeurs ambulants. J’aime m’y arrêter sans rien acheter. C’est vrai qu’ils ont des trucs sympa! Mais bon, là, j’ai rendez-vous avec la mer; un face-à-face nécessaire. Ca vous fait ça à vous aussi? Ca vous remet les idées à l’endroit, les embruns en pleine tête?

J’aime ce chemin piétonnier qui longe la mer. On s’y sent tellement loin du quotidien, c’est comme si l’on mettait tout ça entre parenthèse! Un autre ailleurs, une autre vie. Tellement occupée à m’imprégner des lieux, j’ai pris tant de temps à rejoindre la plage qu’à ce moment le charme a été rompu d’un coup. Et oui à 14h, la plage est pleine!

A perte de vue: des serviettes, des têtes, des corps pèle-mêle, 50 000 couleurs qui ne plus en harmonie avec ce que je viens de voir!En plus, histoire d’en rajouter une couche, il y a une colo de têtes blondes qui attend avec impatience l’heure de la baignade! Je me surprends à chercher MES ptites têtes blondes à moi; mais bien sûr ils ne sont pas là! Ensuite, je slalom entre les corps pour rejoindre la mer direction une crique plus tranquille. La mer est chaude et transparente, le pied!

La crique, que je convoitais, est colonisée par des couples et leurs nuées d’enfants… Mais comme j’aspire au calme et surtout à la solitude, je pousse plus loin. Mais c’est partout pareil. En désespoir de cause, je continue si loin que je me me retrouve seule, allongée sur les rochers, pieds dans l’eau. Là, je peux enfin profiter du calme et de la beauté du paysage.Je ne suis là que pour ça, en fait. Pour me confronter à l’océan. Ici, je règle les comptes avec ma vie; je mets le doigt sur tout ce qu’en temps normal, je tente d’oublier.Un peu plus tard dans l’après-midi, une dame d’une soixante d’années, est arrivée prêt de moi. Elle avait à la main un sac de supermarché en plastique et farfouillait entre les rochers à la recherche d’hypothétiques crabes ou autres crustacés. Ensuite, elle s’est assise sur les rochers. Je l’ai trouvé si désemparée et perdue…

Une conversation avec ma mère m’est revenue.Elle tentait de m’expliquer combien il est difficile d’être seule passé un certain âge. Combien les gens vous écartent. Et comment au final, on finit par vivre dans sa bulle parce que personne n’est fait plus vraiment parti…
Je regarde de nouveau cette vieille femme, elle parle toute seule…

Et j’ai eu peur, parce que je me suis dit que je finirais comme elle (et comme ma mère) , seule à chercher des crabes pendant que tout le monde vivra sa vie sans penser une seconde que je peux exister.

11 juillet 2011

Recherche désespérément boules quiès…

Publié par olivia dans boules quies...

Est ce que je vous ai dit que j’habite en HLM?

Non? Mais vu ma « formidable profession », je suis sûre que vous vous en doutiez…

J’habite au 3ème étage d’un immeuble qui en compte quatre, avec deux familles par palier.

Présentations :

RDC : une famille avec un fils de 12ans, 1 fille de 10 et 1 dernier de 2 ans.
Si vous aimez les cris et hurlements? C’est par là qu’il faut aller…

1er étage gauche : un T4 inhabité depuis 3 mois

Ah non, madame! Nous n’avons aucun T4 de libre sur le quartier!! » Bref…..

1er étage droite : Ma copine Nadège qui vit seule et déprime depuis que sont arrivés de nouveaux voisins plutôt bruyants(!!)

2ème étage gauche: 1 maman et ces 2 enfants déjà adultes. Vous aimez rire? Aller-y, le fils a un rire très communicatif!! Rire

2ème droite : Une ptite mamie que je trouve super! Je lui fais ses courses quand elle est fatiguée. Elle n’est là que six mois par an, le reste du temps , elle vit chez sa fille.

3ème gauche : Hep, hep!! c’est nous… charmante famille de 2 enfants (sans papa dans les parages…) qui n’aime pas les nuisances!!!!!. Charmante, charmante… après c’est moi qui le dit! A vous de voir.

3ème droite : Mon ptit voisin Gégé , écolo dans l’âme et passionné de recyclage. Si vous avez décidez de vous convertir au recyclage et avez qq questions, poussez sa porte, elle toujours ouverte!

4ème gauche : un papa (DJ de son état!) seul avec ses 3 filles (13, 11 et 8ans). Ah vous aimez le rap à plein régime?? emoticone Ne vous trompez surtout pas d’étage!! c’est 4ème gauche ; pas 3ème gauche…emoticone

et enfin 4ème droite : Nono qui vit seul dans un T4 et que nous voyons 1 ou 2 jours par mois. Bah, vous comprenez , « il a sa maison au bord de mer, c’est mieux!! »…

Non, madame! Vous pensez bien, nous ne logeons ici que des personnes à faibles revenus!

 

Ouf! Heureusement que je n’habite pas dans un 15 étages, vous n’auriez pas tenu! Je comprends… je sature déjà à 4 …

Enfin bref, revenons au pourquoi de cet article:

Il y a 2 mois, la société HLM dont je dépends, à très généreusement (si, si il faut leur passer un peu la main dans le dos…Innocent) accepté de réaménager le petit terrain qui se trouve juste derrière mon bâtiment… sous mes fenêtres.

Dès le 1er jour et dès 7h du mat (!) ; défilé de de tracto-pelles et camions en tout genre . Ah ça , les lieux ont bien été investis, pas de problème! En a découlé (pendant 2 mois donc!) une vrai fanfare de sons tous plus assourdissants les uns que les autres de 7h à 18h… Qui a dit que les ouvriers ont des journées courtes??? Et si vous avez un enfant que vous auriez bien fait écraser tellement vous ne le supportez plus; et bien vous avez raté une sacré occasion là!! Ah bon? Il y a des enfants qui sortent des HLM?..
Bon, soyons honnête, ça a pris le temps que ça a pris mais ils ont bien fait les choses. Notre terrain « tas de poussière s’est transformé en petit parc avec pelouse (encore un peu chauve par endroit, mais ça va venir..), des bancs colorés Clin doeil, un terrain de boules(bon pour l’instant, personne ne semble savoir quoi en faire…), et même une pergolas! (chauve aussiSourire). Et attention!! on n’a pas oublié les enfants : un grand toboggan rutilant … tout en métal (si, si ce détail a son importance, vous verrez!). Pour finir, ils ont planté tout un tas de petits arbres adorables et ont recouvert le sol, à ces endroits, de copeaux d’arbre.Serpente entre, un petit chemin : idéal pour les trottinettes.

Les barrières, entourant le chantier, n’étant même pas encore enlevées, les enfants ont commencé a investir l’endroit. Par un, deux, le premier jour, ils sont venus et on commencé à profiter du toboggans. Il aurait été bien qu’on leur explique qu’on ne jette pas sans arrêt des objets métallique sur le toboggan (en métal!). Bah, oui, c’est ça qui les amuse… Moi, c’est mes oreilles qui s’amusent!!emoticone Puis dès le lendemain, le téléphone arabe ayant tellement bien marché, on aurait dit que tout le quartier s’était donné rendez-vous en bas de chez moi!

Je tiens à préciser que depuis 2 semaines il fait chaud…très chaud! Et que donc les fenêtres sont ouvertes…

 

A l’heure où je vous parle, je connais toute la vie de quelques 42 personnes (si, j’ai compté!). Non pas que je les ai invité à la maison pour se confier à moi.. non, non!

Ma fenêtre est ouverte…

Et là, à l’heure où je vous parle encore, je suis à 2 doigts de péter les plombs.Il y a la petite Marine qui hurle depuis une heure : « Lucie !! tu viens jouer dehors?? » Pas de réponse, donc elle continue bien sûr! Valentin qui vient de recevoir des copeaux dans l’oeil et qui pleure…fort. Adrien qui insulte karim pendant que les copains se marrent et qu’un petit réclame à corps et à cris son ballon.
ZEN, ZEN, mon imbécile de voisin, vient de mettre sa sono à fond sur un rap agressif.

Si mon blog disparaît; vous saurez que j’ai dû mettre fin à mes jours…emoticone

 

 

9 juillet 2011

il y a 17ans…

Publié par olivia dans il y a 17 ans...

ce soir, on ne rira pas, désolé!…
Il y a 17ans, j’ai dû  prendre la plus difficile décision de ma vie.

Il y a 17ans, j’ai pris la décision d’arrêter ma grossesse…

A l’époque, j’avais 17ans, en couple depuis 1an. J’étais jeune mais très mature. Je suis tombée enceinte par choix, un choix mûrement réfléchi. Le début de grossesse a été tout ce qu’il y a de plus agréable et classique.Mais ça s’est dégradé au cours du 6ème mois de grossesse.

Lors d’une échographie de contrôle, le médecin s’est aperçu que mon bébé ne se développait pas harmonieusement. Il a donc immédiatement mis en route tout un tas d’examens : échographie très sophistiquée, prise de sang et enfin amniocentèse. L’examen de trop, celui qui a arrêté ma vie.

Après 3 semaines interminables, le verdict est tombé. Mon fils était atteint de trisomie 21. Le jour où j’ai appris cette terrible vérité, une part en moi est morte. Le mot n’est pas trop fort. Une terrible mélancolie m’a envahi et ne m’a, depuis, plus  jamais quitté.

Le malheur soude ou bien détruit les couples. Dans notre cas ; malheureusement, cette terrible nouvelle aura tué notre jeune couple…
Je me suis donc retrouvée seule face à d’horribles choix à faire. Ma maman, avec qui j’étais fusionnelle à l’époque, m’a toujours soutenue autant que cela a été possible. Mais c’était moi qui devais choisir la tournure qu’allait prendre ma vie.

Un 27 Décembre, je me suis retrouvée face au grand professeur du service de gynécologie. Comme il me l’a dit, la question était simple : soit j’acceptais d’élever un enfant trisomique qui n’aurait pas une très longue espérance de vie et devrait se faire opérer à coeur ouvert dès la naissance soit je prenais la décision de pratiquer un avortement thérapeutique, qu’ils appellent ça… Les mains sur le ventre, ce jour là encore, je jouais avec mon trésor, mon enfant. Le quitter m’étais une idée impensable.. Je crois même que, ce jour là, je n’ai même pas entendu (pas voulu) cette « possibilité ». J’avais déjà commencé à réorganiser la vie que je nous avais prévu. Rien ne me semblais impossible, je serais à la hauteur, toujours là pour lui quelques soient les épreuves que nous rencontrerions. J’avais 17ans…

je devais prendre ma décision avant le 19 Janvier, date à laquelle je revoyais le professeur. Il me restais trois semaines à vivre un bonheur si fragile. Je m’accrochais à l’idée que tout irait bien,étais heureuse de tous ces coups de pied qui déformaient mon ventre. N’était ce pas un signe de vitalité?? Je m’accrochais désespérément à mon ventre; doux jeux à deux et bisous tendres déposés. Hasards de la vie ,par 2 fois, j’ai croisé des enfants trisomiques. Des enfants qui jusque là n’avaient pas arrêté plus que cela mon attention. Je m’en suis voulu. Je les ai regardé jouer au parc, rencontrer tant de difficultés pour se déplacer, à parler, se faire comprendre. Mais surtout, j’ai vu le regards des autres. Les enfants méchants qui poussent celui qui est différent, l’isole, se moque et les adultes qui cachent très mal leur dégoût derrière un sourire forcé adressé aux parents.

J’ai pris tout cela en pleine tête, c’est sans doute là où j’ai commencé à avoir des doutes. Mais c’était si dur à gérer parce que j’avais tant d’amour pour mon fils, que je n’avais pas le droit de penser à me séparer de lui. J’ai fais le choix de rencontrer les membres d’une association d’enfants trisomiques. J’ai rencontré des familles merveilleuses à l’image de ce que j’imaginais faire. Des familles qui étaient totalement investies pour leur enfant : matin, midi et soir là pour leur petit. Mais aussi des familles endeuillées : la maladie ne laisse souvent que peu d’années de répit… Mais surtout, j’ai rencontré des parents qui ont eu l’honêteté de me parler de ce qu’était réellement leur vie. Une vie difficile à gérer au quotidien : outre le handicap de leur enfant,  ils m’ont expliqué combien on est exclus de la société, combien leur enfant n’en fera jamais partie, combien ils ne supportent plus la méchanceté des gens et comment parfois, ils seraient tentés d’abandonner la bataille tant c’est difficile…

Ce terrible face-à-face avec la réalité m’a ouvert les yeux. Personnellement, j’étais toujours prête à tous les sacrifices, donner ma vie pour qu’il soit heureux. J’étais prête à cela. Mais cette rencontre m’a permis de me rendre compte à quel point jamais je ne pourrais supporter qu’il soit malheureux à cause du regard méchant des autres, la violence, l’isolation, le dégoût. Jamais je n’accepterais qu’il se rende compte de cela. Et il ne sert à rien de se voiler la face, ça serait arrivé…

La deuxième raison, c’était sa santé plus que fragile. Le médecin m’avait bien prévenu que son petit coeur, mal-formé, devrait être opéré dès la naissance et que le résultat ne serait pas forcément une réussite. Ensuite, je me disais, qu’en plus de subir son handicap, il devrait passer régulièrement à l’hôpital à supporter des douleurs insupportables.
Est ce que j’avais le droit de lui faire subir tout cela??

C’est pourquoi, la veille seulement du jour fatidique, je me suis résolue à accepter l’avortement thérapeutique.
Le médecin à semblé soulagé. Mais pourquoi donc? Est ce lui qui allait perdre ma seule raison de vivre? Est ce lui qui se sentait aussi vide et sale? Je ne crois pas.

De l’opération, je ne dirais rien sauf ce qui m’a le plus marqué, m’a le plus détruite :

Après 7 mois d’une grossesse idylliques, où chaque  jour, je jouais et distribuais tout mon amour à mon fils qui me le rendait bien, en l’espace de quelques minutes tout a été terminé. Plus de mouvement, plus de vie : tout s’est arrêté en moi. J’ai cru que j’allais mourir moi aussi, je l’aurais tant voulu… en vain. Je n’avais pas le droit de partir, moi! Comme si ce n’était pas suffisant, l’accouchement a finit de m’achever. Pleine d’amour quelques minutes avant, je me suis retrouvée vide , au sens propre du terme. C’est une sensation terrible.
VIDE!

On m’a pris mon fils, je n’ai même pas pu le tenir, le voir seulement.

Il y a 17ans, j’ai tué mon fils.

 

Jamais plus je ne vivrais vraiment…

 

8 juillet 2011

pluie de déprime

Publié par olivia dans pluie de déprime

Il pleut, il ne fait même que ça!

Rien de tel pour une petite déprime en perspective…

Je ne m’explique jamais comment je peux passer d’une humeur à l’autre aussi facilement.

Je deviens aussi  « noire » que les nuages.

La veille encore rieuse, je sens que je deviens une vieille chieuse! Les 2 mots sont à prendre en compte :

- vieille parce que d’un coup, j’ai l’impression d’avoir pris 10ans: mal partout, fatiguée…

- Chiante parce que je suis, en plus d’être triste, de mauvaise humeur.

Je dois avoir une tête particulière ou bien c’est moi qui déraille. Je sens les coups d’oeil des gens, des regards qui me scrutent. Alors que j’aimerais me cacher dans un petit trou, je dois les affronter. Exactement comme quand j’étais ado et tellement timide que je changeais de trottoir pour éviter les regards!

Je me sens vide et vidé de tout les choses importantes et que j’aime, d’ordinaire. Je me surprends, regardant dans le vide, incapable d’avoir ne serait ce qu’un seul raisonnement un peu poussé. Je deviens un légume…

Tous les mauvais souvenirs, que je m’applique à oubliés, ont frappé tellement fort que j’ai été obligé de leur ouvrir. Depuis, ils ont pris en ma tête en otage. Armés jusqu’aux dents, rien ne semble leur résister. Pourtant quelque part, la tout au fond, de temps en temps, une idée, un sourire cherche à redonner un peu de vie dans ce cimetière cérébral.

Heureusement, après la pluie, le beau temps!

A l’heure où je vous parle, un rayon de soleil vient éclairer ma soirée. Je crois même entendre un oiseau amoureux…

Je crois que je me sens bien.

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